dimanche 1 mai 2016

La Surpopulation et l’obligation d’exister

La « Surpopulation » n’est pas une mesure comptable, elle est une mesure morale, une mesure éthique. La surpopulation n’est pas de la comptabilité pesant les humains et comparant avec la nourriture, l’eau et l’air, que la planète peut fournir.

Il n’y a jamais de surpopulation au sens amoral du terme, qui est le sens animal, car le trop-plein de vie dans ce cas se règle de lui-même par la mort des faibles, des malnourris, des malchanceux.

Il y a surpopulation uniquement au sens moral inventé par les intelligences et consciences que nous nous vantons d’être, or actuellement les conditions de vie de milliards de personnes sont parfaitement immorales. Il y a donc surpopulation selon nos Droits de l’être humain.

Les conditions de vie d’un de nos futurs associés doivent être préparées avant de l’installer dans le berceau Terre, bien avant et socialement, sinon il est inutile de créer son existence, existence qu’il n’a pas demandé et encore moins dans des conditions malsaines pour lui.

Il faut rappeler toute l’immoralité qu’il y a à fabriquer une existence sensible, consciente, souffrante, et mortelle pour le service des existants, même en lui offrant toutes les chances, pour son corps, pour son intellect, et pour sa vie.

Ce qui n’est jamais le cas, car notre corps est une loterie, ainsi que notre intellect, comme nos parents, et le milieu, sans parler de notre éducation souvent catastrophique.

Les gens ne se sont pas répandus sur la planète pour visiter le Groenland, la Sibérie, le Grand Canyon, le désert de Gobi, le Kalahari. Non bien sûr, c’est parce qu’ils se sont multipliés sans compter et continuent de le faire sans raison. Lorsque le territoire occupé est insuffisant pour nourrir la tribu, alors ils élargissent leur champ d’action.

Un malheureux est un malheureux de trop. Avez-vous tracé la courbe de progression du nombre de malheureux sur Terre depuis l’aube de l’humanité ?

Si les progrès humains se comptent par la diminution du nombre de malheureux, dans ce cas on ne peut qu’admettre notre incapacité à progresser, et même tout le contraire puisqu’on compte aujourd’hui les malheureux par milliards.

Alors que du temps de Jules César on ne pouvait dénombrer qu’au plus 200 millions de malheureux (ce qui était le nombre d’habitants de la planète).

Il y a toujours eu « surpopulation locale », c’est-à-dire dépassement du seuil des capacités de nourrissage du territoire occupé par des gens, qui ne se comptent pas en fonction du territoire, mais en fonction de la tribu voisine dont il faut se protéger, et qu’il faut vaincre par le surnombre. Ce qui est toujours le cas actuellement où la tribu est remplacée par la nation.

Tous les conflits sont l’expression de la surpopulation humaine. Il y a toujours eu des conflits, et il y a toujours eu des surpopulations locales, maintenant le local, c’est la planète, et la surpopulation s’est largement exprimée le siècle dernier avec nos jeux de guerres mondiaux, et continue violemment de le faire. Merci aux terroristes sans qui nous nous ennuierions fortement !

Les gouvernements auront du mal à prendre le problème de surpopulation à bras le corps, car ils ont besoin de chair à boulot, de chair à impôt, et de chair à canon, pour augmenter leur PIB, donc leur puissance, c’est-à-dire faire le gros dos pour convaincre le voisin que le pays est assez fort pour se défendre.

Les gouvernements pensent en pourcentage de pertes et en dommages collatéraux quand ils comptabilisent les naissances (7500 handicaps graves pour 800 000 naissances par an en France, cela donne environ du 1%), les mères ne peuvent pas penser à leur propre enfant dans ces mêmes termes.

Les États sont maitres chez eux, en ce qui concerne ce qui ne dépasse pas leurs frontières, mais quand il s’agit de l’eau, de l’air, ou de quelques autres phénomènes, comme la surpopulation de leur pays, qui ont des conséquences de relations internationales, ce n’est plus le cas.

La population d’un pays a un impact sur les autres pays quand cela implique une immigration incontrôlée importante, quelles que soient les raisons, mauvaise gestion du pays, misère sociale, manque éventuel de travail, guerres civiles, etc.

Le futur problème des gouvernements sera de s’accorder avec les autres pour dépeupler les nations harmonieusement sur toute la planète, car la population fait la force du pays, selon leur opinion comptable. En France, le Président de la République est également chef des armées…

Les religions sont comme les gouvernements, sans malheur elles n’ont pas de raison d’être, donc elles doivent entretenir ce malheur. L’apparition des religions obligatoires est un effet de la surpopulation.

Si la mort normale par milliards dans un laps de temps très court (7 milliards en cent ans par exemple) n’est pas, selon vous, un signe de surpopulation, quels seraient donc les signes de la surpopulation ?

Parce qu’effectivement, si une personne n’est pas nourrie correctement, n’est pas traitée correctement, n’a pas une vie saine, elle meurt « normalement » rapidement. Et dans ce cas, il n’y aura jamais de surpopulation, puisqu’un homme mort (inutilement parce que toujours fabriqué inutilement pour lui-même) n’entre pas dans les calculs.

L’ardoise du décompte de la population humaine est aussitôt effacée quand la famine et la misère règnent. Donc inutile de se soucier de la surpopulation (animale, donc amorale) puisqu’il n’y en aura jamais !

Les signes moraux de surpopulation sont : Guerres, misère, malheur, malêtre, chômage, faim, soif, pollution, catastrophes naturelles et artificielles, incapacités gouvernementales à régler les divers problèmes, création de nouveaux problèmes, déplacements de population, etc.

Il y a un nombre d’humains minimal pour la pérennité de l’espèce (si ‘on’ voit une utilité à ce que notre espèce perdure, comme gardienne du zoo Terre par exemple).

Et au-delà de ce nombre à quoi cela sert-il d’imposer à quelqu’un d’exister (cette personne aura, bien évidemment, comme nous tous, son mot à dire sur le fait qu’il aime ou n’aime pas l’existence qu’on lui impose) ?

Si vous estimez que le monde n’est pas en état de surpopulation, à combien évaluez-vous la quantité d’humains à ne pas dépasser ?

Quand ce nombre "N" sera atteint, que fera-t-on, ou plutôt que feront-ils (dans ce futur très proche) pour stabiliser la population, que nous n’aurions pas pu faire nous-mêmes avec moins de monde ? S’il n’y a pas encore surpopulation, allons-nous donner ce problème supplémentaire à résoudre aux générations futures ?

Mais à quoi cela sert-il de parvenir à ce nombre maximal d’humains pour la planète ? Qui nous le commande ?

Mais au fait à quoi cela sert-il à une non-personne d’exister dans des conditions que les procréateurs ne maitrisent pas, ni le milieu, ni les conditions de vie ?

À quoi cela sert-il, à du matériel hétéroclite (les aliments maternels), d’être assemblé pour devenir une personne sensible, consciente, souffrante, et mortelle ? Expliquez pour quelle raison ce mécano alimentaire, dont personne ne maitrise le montage utérin, doit devenir une personne consciente, souffrante, et mortelle.

Le peuplement (opposé au surpeuplement) n’est pas la possibilité de nourrir la population existante, il est le nourrissage effectif de la population, et il est aussi et surtout le maintien en bonne santé et dans le bienêtre de l’ensemble de la population.

Mais encore une fois, à quoi cela sert-il d’imposer à quelqu’un d’exister pour ensuite lui dire qu’il doit faire sa vie par lui-même, pour lui-même ? C’est totalement extravagant, incompréhensible, parfaitement ubuesque !

Il est étrange que les femmes ne pensent pas que leur corps leur appartient et qu’elles sont en droit de gérer la colonisation du monde par les humains si ça leur chante.

Est-ce que vous ne ressentez pas, Madame, comme un petit problème de surpopulation, je ne parle pas de surpopulation de nourriture, mais un vaste problème de surpopulation de malêtre, de souffrances et de misères ? Le monde souffre Madame, que tu ne contrôles pas ton envie de procréer.

Nous pourrions être dix milles sur Terre et vivre en paix. Croyez-vous qu’autant de monde (des milliards) soit nécessaire ? Nécessaire à quoi d’ailleurs ? Nécessaire pour se protéger des humains ! Il suffit de ne pas en faire des guerriers belliqueux et il n’y aura plus aucune raison de se protéger des autres, seulement de la Nature, et ce n’est déjà pas si mal.

Même si l’homme n’était pas tout à fait responsable du réchauffement climatique, il est par contre totalement « responsable » de la population, de la quantité de population (surpopulation) qui en subit les conséquences.

Le réchauffement de la planète est un problème, parce que nous sommes trop nombreux et que nous occupons toute la surface du globe, sinon il n’en serait pas un réellement, car ce phénomène est récurrent, et pas réellement problématique pour une espèce qui s’adapte très facilement à son environnement.

En 1900, il y avait 2 milliards d’humains sur Terre. L’agriculture intensive a permis de plus de doubler l’effectif humain. Aucune amélioration de l’agriculture n’améliore le bienêtre des humains dans l’ensemble, car le nombre d’humains croît de façon démesurée sans contrôle dès qu’on lui en donne la possibilité.

Le but de la Vie (Je veux parler du mécanisme qu’est la Vie en général) n’est pas le bienêtre, c’est la multiplication des individus. La Vie est un gisement qui s’accroit quand les conditions sont favorables.

Que la planète puisse alimenter ou pas mille-milliards d’humains n’est pas le problème. Le problème est : de quel droit obliger quelqu’un à exister ? De quel droit obliger quelqu’un à exister pour servir ceux qui existent déjà ?

De quel droit obliger quelqu’un à exister sans maitriser la fabrication de cette existence dans le laboratoire frankensteinien qu’est l’utérus féminin ? Les humains sont-ils stupides ? Certes. Sont-ils des animaux ? Certes. Sont-ils capables de comprendre ce qui vient d’être expliqué ? Certainement si l’on insiste quelque peu…

On ne peut pas continuer à commercialiser le fer et le blé avec la même monnaie. On ne peut pas continuer à jouer à la bourse sur le fer et jouer sur le prix du blé de la même façon, avec le même argent. Acheter du blé, c’est acheter et vendre nos corps, c’est hors les droits de l’homme, c’est de l’esclavagisme ignoble.

Nous avons tous le droit à la vie dès notre naissance, nous avons tous le droit à la nourriture sans avoir à la payer.

La nourriture est comme l’air, j’ai le droit de respirer et donc le droit de manger sans avoir à payer. Si vous ne voulez pas que je puisse me nourrir sans avoir à payer mon corps, alors ne me mettez pas au monde. La surpopulation a conduit à cette aberration totale.

Madame, si votre enfant ne peut pas être nourri et se nourrir gratuitement, alors ne le mettez pas au monde.

Est-il utopique de proposer de faire quelque chose que nous avons déjà fait ? Être seulement quelques millions d’humains sur Terre, cela a déjà été fait. Pourquoi ne pas tenter de le refaire, tout en améliorant les conditions matérielles de chacun par l’outillage sophistiqué que nous allons continuer d’améliorer ?

Un peu d’humour : Étant donné la quantité d’eau sur la planète, il ne peut y avoir tout au plus qu’environ 35 000 000 000 000 (35 mille-billions) d’humains sur Terre… En comptant un demi-mètre carré par personne, la surface de la planète étant d’environ 509 887 006 000 000 m² (510 mille-billions de m²). J’en déduis qu’il y aura encore un peu de place pour bouger. Donc, soyons optimistes !

Encore un peu d’humour : Il y a environ 150 000 morts par jour contre 350 000 naissances, si le nombre de naissances baissait pour stabiliser le nombre d’humains, cela signifierait 200 000 layettes, couches-culottes, etc., de manque à gagner par jour pour l’industrie des naissances. C’est totalement impensable. Il vaut mieux augmenter le nombre de morts pour favoriser l’industrie mortuaire.
(En ce qui me concerne, c’est une plaisanterie, et pour vous ?)

La solution de la surpopulation n’est pas le dépeuplement, c’est le non-peuplement. On ne tue personne, on ne met personne en danger, on ne fait rien, c’est-à-dire qu’on ne fait pas, pas d’enfants.

Il est théoriquement plus facile de ne rien faire que de faire (soyons rentables). Et on ne met pas en danger la vie d’autrui en fabriquant un être qui n’a rien demandé puisqu’« il » n’a pas d’existence.

Diminuer la population pour parvenir à cette valeur pérenne de l’« espèce » humaine ne veut pas dire passer par les armes sept-milliards et quelques d’êtres humains.

Cela signifie que nous laissons tranquillement décéder sept milliards de personnes et quelques, tout à fait normalement et aimablement si possible, sans les remplacer comme des fonctionnaires surnuméraires.

Cela signifie qu’on n’oblige pas à exister sept-milliards de personnes pour veiller à la conservation du conservatisme, et cela fera autant de moins pour polluer, pour souffrir, pour se poser des questions idiotes sur « la vie vaut-elle la peine », et finir par mourir plus ou moins gaiement.

On peut réduire à néant la misère du monde humain en un demi-siècle, cinquante petites années, même pas une vie humaine, et tout ça en ne faisant rien, absolument rien. C’est un fait absolu, ce n’est pas un canular, mon argument est infaillible.

Cela vaut le coup de tenter cette expérience, n’est-ce pas ? Il y a pourtant une chose à faire, une seule petite chose, transmettre ce qu’il faut ne pas faire à l’ensemble de la population humaine…

S’il n’y avait qu’une seule question, que toutes celles, qui désirent fabriquer une nouvelle existence, devaient se poser, elle devrait être celle-ci :
« Maintenant que j’ai fabriqué un être souffrant, comment défaire la souffrance ? »

Faim
E. Berlherm (Déc. 2015)

(Pour ceux qui préfèrerait écouter ma douce voix ou parce que Maman/Papa volontairement et Dame Nature involontairement leur ont imposé une vue déficiente vous pouvez écouter ce texte sur YouTube, ici  https://youtu.be/qTER1D9Cwv8)