samedi 20 août 2016

Porter plainte et l’obligation d’exister

N’hésitez pas à porter plainte contre ceux qui vous ont contraint d’exister.

Il est normal de porter plainte d’exister, puisque ce n’est pas nous qui déterminons notre existence.

Nous sommes innocents d’exister, innocents de notre corps et de notre intellect, innocents du milieu et de la culture qui nous est imposée, et donc innocents de toutes les actions que nous allons accomplir quelles qu’elles soient.

Nous sommes innocents, car nous sommes tous, les vivants, des pions introduits par d’autres pions dans un jeu qui nous est imposé.

Personne n’est responsable d’exister (même un éventuel dieu ne serait pas responsable de l’initiation de sa propre existence (car éternel), ce qui d’ailleurs le disqualifie comme dieu) et donc personne n’est responsable ni coupable de ses propres actions.

Si on vous introduit de force quelque part vous n’êtes pas responsable de ce que vous allez faire là où l’on vous introduit, mais vous n’êtes pas plus responsable de ce que vous êtes qui est une fabrication qui n’est évidemment pas sous votre contrôle, ni l’initiation ni la fabrication. Et tout le monde sait que personne ne maitrise ni la fabrication ni l’éducation.

Personne n’est responsable d’exister et tout le monde est innocent d’exister, donc tous les Hitler, tous les guerriers, tous les terroristes, tous les criminels, tous les bandits et voleurs, sont innocents d’exister et innocents de leurs actions.

Mais si la société peut faire quelque chose pour éviter l’existence de ces personnes, qu’elle le fasse, il suffit de le savoir et d’agir. Car s’il est facile par le pouvoir d’incriminer ceux qui ne sont pas responsables d’exister, il serait également aussi facile d’incriminer la société pour la complicité de la fabrication de l’existence de toutes les victimes et de tous les criminels.

Victimes : portez plainte contre la société d’être des victimes. Criminels : portez plainte contre la société d’être ce que vous êtes. C’est votre droit absolu puisqu’on vous a imposé d’exister, fabriqué et formaté tels que vous êtes.

Tous les défauts de fonctionnement de la mentalité humaine sont de véritables calvaires que subissent certaines personnes pendant leur enfance à l’école, et dans le travail à l’âge adulte. La société les a soit fabriqués défectueux soit elle les a rendus défectueux, ce n’est pas eux qui ont désiré posséder ces défauts.

Ils doivent porter plainte pour ça. Les gens ne désirent pas leurs défauts, les gens ne désirent pas leurs handicaps, les gens ne désirent pas leur fragilité physique ou intellectuelle. Ces défauts sont fabriqués par la société (les parents sont des associés).

Les gens doivent être réparés et dédommagés de ces défauts, des déboires sociaux, des difficultés de vivre que cela engendre, qui sont fabriqués de toute pièce par parents et sociétés.

Personnellement, je n’ai pas demandé à exister, et pas plus à exister avec ce corps et cet intellect, et pas plus dans ce monde, et je pense qu’à part les farfelus tout le monde dit comme moi.

Si nous sommes mis au monde, est-ce pour servir quelqu’un ? Est-ce pour servir nos parents ou la société ou quelque autre entité ? Oui, c’est pour servir parents et sociétés. Mais puisque nous sommes fabriqués pour servir, chacun a son mot à dire sur cette servitude de fond de notre existence.

Et quand nous naissons handicapés, quel dédommagement sommes-nous en droit d’obtenir et quelle forme peuvent prendre les réparations qui permettraient aux handicapés d’accomplir une vie sur les mêmes bases qu’une personne « normale » ?

Comment vivre normalement avec une souffrance physique ou intellectuelle constante ? Il est impossible de compenser cette souffrance qui n’a aucune raison d’exister puisque personne n’a aucune raison d’exister si ce n’est la raison d’un autre que soi.

Dès que nous devenons autonomes, à la majorité, nous sommes contraints d’acheter nos corps, notre nourriture, nous devons travailler pour ça, et c’est encore une servitude. Comment n’avez-vous jamais pensé à porter plainte contre cet esclavagisme flagrant ?

Nous servons uniquement par notre présence. Même quand une personne refuse toute activité sociale, les gouvernants et leur administration sont présents et la gèrent. Quant aux personnes qui pensent agir contre la société, bandits de tous poils, criminels, terroristes, ils profitent encore plus au système social conservateur qui renforce ses défenses pour se protéger.

Dans le système belliqueux qu’est celui de toutes les sociétés humaines, il n’y a aucun moyen de supprimer la dictature gouvernementale éclairée ou pas, pseudodémocratique ou pas.

Nous devons porter plainte contre toute contrainte. L’existence est une contrainte.

Il est normal de porter plainte d’exister puisque nous imposer d’exister est obligatoirement de l’esclavagisme, et que l’esclavage est un crime imprescriptible. La Loi le dit très clairement. Vous, les juges, appliquez la Loi.

Nous avons le droit de porter plainte d’avoir été contraint d’exister, d’avoir été contraint de souffrir, d’avoir été contraint de devoir acheter notre corps, et de devoir mourir.

Nous avons également le droit de porter plainte d’avoir été handicapé de naissance, d’avoir des gènes défectueux qui vont nous handicaper pendant notre vie, d’avoir un corps fragile, une santé fragile, un intellect fragile.

Nous avons le droit de porter plainte de ne pas naitre l’égal des meilleurs aussi bien physiquement qu’intellectuellement puisque la Justice est égalitaire. Nous avons le droit de porter plainte sur le lieu et la qualité du lieu de vie qui nous est imposé.

Nous avons le droit de porter plainte contre la culture qu’on nous impose, contre les inepties qui nous font divaguer, car toute information gravée dans notre mémoire est une modification de notre structure mentale, un réarrangement inconscient non désiré de notre circuiterie nerveuse.

Nous avons même le droit de porter plainte d’exister tout simplement parce que nous sommes l’égal de nos parents et que nous n’aurons jamais de pouvoir de rétorsion sur cette existence imposée irrémédiablement sans notre accord personnel.

Nous avons le droit de porter plainte de ne pas être des dieux, au minimum des supermans. Ce n’est à aucune autre personne de décider de ce que nous voulons être, et si l’on nous impose d’exister, le minimum serait qu’on nous donne le meilleur en tout.

Personne n’est tenu de vous faire exister. Personne, aucune femme, n’est plus contraint de procréer. Aucune loi n’oblige quiconque à faire des petits. Alors si vous voulez vous plaindre de votre existence, de votre corps, de votre intellect, de votre vie, de votre environnement, de vos parents, des obligations sociales, qu’attendez-vous ?

Nous sommes des animaux, des mécanismes issus du fonctionnement de l’univers, et comme tous les animaux, nous nous reproduisons. La reproduction humaine est une pratique naturelle qui est pourtant sous le contrôle de la société.

Les Droits et la Loi ne sont pas naturels, ils font partie de la culture humaine et varient selon les sociétés et l’histoire. Puisqu’ils existent et que Police et Justice les imposent aux citoyens qui se doivent de les respecter dans un but d’égalitarisme, ils doivent être respectés totalement et dans la lettre.

La Justice ne peut pas invoquer le naturel d’une action pour déroger à une loi et ne pas culpabiliser les personnes qui contreviennent à la Loi puisque la Loi elle-même n’est pas naturelle.

(Il ne faut pas confondre les lois de la Nature avec ses mécanismes. La Nature n’a pas de Loi, c’est un terme abusif qui signifie mécanisme. Personne ne peut contrevenir aux mécanismes de la Nature, et ça, c’est une règle absolue, au contraire des Lois de la Justice humaine et c’est pour ça que nous avons une police pour les faire respecter et un juge pour arbitrer et régler les litiges.)

Or, contraindre quelqu’un à exister est contraire à la loi, il s’agit d’un délit puisque c’est une mise en danger de la vie d’autrui, et c’est également un crime volontaire par imprudence puisque de nombreuses femmes meurent tous les jours lors de l’accouchement.

De nombreux hommes contractent des maladies lors de la copulation. De nombreux enfants, et là est le primordial, naissent handicapés, naissent avec des gènes défectueux, et naturellement tout le monde meurt d’exister, alors que tous nous existons pour servir les parents et la société.

La fragilité de la vie est naturelle. Les humains sont fragiles, sont sensibles aux maladies, peuvent subir des handicaps de naissance ou postnaissance, ils peuvent mourir n’importe quand et ce sera toujours naturel du fait de leur fragilité.

Pour la Nature il est peut-être normal de subir tous les aléas de la Vie, normal de vieillir donc d’être handicapé de plus en plus gravement avant de mourir, et de mourir en soi. Mais selon l’intelligence il est inutile et absurde d’imposer à quelqu’un d’exister, de lui imposer de finir sa vie, et de lui imposer de la finir dans ses conditions.

Il est normal, juste, et surtout légal, de porter plainte d’exister pour servir, de porter plainte contre tout handicap imposé, de porter plainte contre l’esclavagisme de fait (devoir acheter son corps quotidiennement), de porter plainte contre l’obligation de devoir mourir.

Il est normal de porter plainte pour faire respecter les Droits, la Loi, la Justice, puisque Morale Droits Lois et Justice ont été inventé par l’homme et son intelligence dans le but d’être respecté.

Or les Droits affirment l’égalité entre humains, et la Loi dit qu’il est interdit de mettre en danger la vie d’autrui : comment ne met-on pas en danger quelqu’un à qui on impose l’existence puisque tous les dangers viennent de l’existence ?

On ne peut invoquer le naturel d’une action, le naturel animal d’une action, pour la pratiquer si la Loi dit que cette action est un crime, même si elle le dit de façon détournée.

Nous pouvons citer des quantités d’actions naturelles pratiquées par les animaux et autrefois par les hommes, qui sont aujourd’hui interdites par la Loi :

Tuer une personne, sa femme, son propre enfant, kidnapper une personne, violer une femme, s’emparer de la propriété d’autrui, son territoire, voler de la nourriture, etc. Tout cela est parfaitement admis dans le monde animal dont nous essayons de sortir.

Ce n’est pas parce qu’il est naturel qu’un pourcentage conséquent des êtres qui naissent soient handicapés dès le départ dans leur vie que cela ne doit pas être interdit, considéré comme un crime. Il faut porter plainte contre ceux qui nous handicapent à la naissance, comme après la naissance, contre ceux qui nous attribuent des gènes défectueux handicapants.

Il faut également porter plainte contre tous ceux qui vont vous handicaper psychologiquement, vos parents, vos éducateurs, vos faux-amis, votre administration, vos juges, vos législateurs, vos gouvernants. Personne n’a demandé à exister et encore moins handicapé.

Il est normal de porter plainte d’exister puisque l’action de procréation qui initie l’existence est un acte volontaire dont de nombreux aspects sont sous le contrôle de la Loi.

Il est normal de porter plainte d’exister puisque les femmes ne fabriquent pas les enfants comme des automates jusqu’à ce que mort s’ensuive éventuellement, comme cela se produisait la plupart du temps autrefois.

Il est normal de porter plainte d’exister puisque les femmes en sélectionnant le nombre d’enfants qu’elles font démontrent ainsi que ce n’est pas l’espèce qui importe, mais leur propre désir. Il est normal de porter plainte d’exister puisque les femmes nous initient sans aucune maitrise de notre fabrication.

Les femmes nous fabriquent, et chaque fabrication est une expérimentation aveugle aux résultats aléatoires, or ce dont elles lancent la fabrication est une personne qui a les mêmes droits que n’importe quel être humain d’exister sain de corps et d’esprit. Personne ne peut assurer par avance que ce travail sera parfait.

Faire un enfant est bien à chaque fois une oeuvre expérimentale. Faire un enfant pour l’installer dans un monde belliqueux est immonde, il faut porter plainte pour tout ça.

Pouvez-vous au minimum assurer Madame que votre enfant naitra l’égal des autres physiquement et intellectuellement ? Non, personne ne le peut.

Il est normal de porter plainte d’exister puisque contrairement à la nature les faibles ont le droit et le pouvoir de se reproduire, ce qui implique que la Loi autorise de handicaper volontairement une personne par la transmission de la faiblesse des parents à l’enfant.

Handicaper volontairement une personne est un crime immonde, la société est complice, le législateur est complice. L’eugénisme est un prétexte immonde pour fabriquer n’importe quel handicap. N’hésitez pas à porter plainte, quel que soit votre handicap, vos handicaps.

La Justice est basée sur l’égalitarisme entre humains. Si ce n’est pas la raison de l’existence de la Justice, quelle est cette raison ?

La Justice doit être basée sur des Droits et des Lois formulées d’après la manière dont fonctionne l’univers réellement, un univers qui n’existe que par lui-même (universolisme), et non sur des croyances populaires dérivées de compréhensions du monde et de coutumes vieilles de plusieurs milliers d’années.

Les animaux, les humains, fonctionnent selon le principe universoliste et ne sont pas des créations divines. Ils doivent être traités en tenant compte du principe universoliste, selon la réalité du fonctionnement de la personne. Tout le monde est innocent d’exister. Les Droits et les Lois doivent en tenir compte.

L’éducation des personnes et des juges doit en tenir compte. Pour l’instant les gouvernants, les législateurs, les juges, les éducateurs sont incompétents.

Un juge doit connaitre le fonctionnement de la pensée des accusés afin de pouvoir exprimer les justes sentences. Un juge doit connaitre le fonctionnement de sa propre pensée de façon à savoir comment sont fabriquées ses sentences dans son cerveau.

Le juge doit savoir si ses propres pensées sont les pensées d’un automate ou d’un être d’origine divine (donc une I.A. divine) possédant un libre arbitre par fabrication divine (comment est-ce possible ?)

Un juge doit se prononcer sur la justice d’une sentence qui condamne alors que les personnes sont toutes innocentes d’exister, sont toutes innocentes de la qualité de la structure physique et intellectuelle de leur corps, sont toutes innocentes de la virginité de leurs cerveaux à la naissance, sont toutes innocentes de la culture qui est installée dans leur structure mentale.

Un juge ne peut, s’il a compris le sens de ces mots (il faut le souhaiter) rester dans une attitude conservatrice.

Pour résumer, vous pouvez donc porter plainte contre vos parents qui vous ont fabriqué sans votre accord, uniquement pour leur service !

Vous pouvez porter plainte pour vos handicaps, votre fragilité, votre santé, votre intellect, votre vieillesse, votre mort toujours trop proche, porter plainte contre vos parents débiles, vos éducateurs incompétents, vos associés stupides, porter plainte contre vos obligations familiales, porter plainte contre le milieu, l’environnement, la vie elle-même.

Vous pouvez également porter plainte contre la société complice, société qui incite vos parents à procréer, société qui ne compense pas vos handicaps alors qu’elle parle d’égalité, société qui vous impose de travailler pour acheter votre corps alors que cette même société prétend que l’esclavage est un crime imprescriptible…

Et pour en rajouter vous pouvez porter plainte pour chantage perpétuel de votre naissance à votre mort, chantage sous la forme de menaces constantes de la loi, menaces de procès, menaces de police, menaces de justice, menaces d’enfermement

et mêmes menaces de mort par la seule présence des armes dans les mains de ceux qui affirment n’être là que pour vous protéger, mais qui sont là pour vous contraindre à suivre des lois par la force, car jamais votre obligation d’exister ne peut justifier que vous signez le contrat d’obéissance social.

Et pour les croyants ce chantage que vous n’avez pas mérité puisque vous n’avez pas demandé à exister est encore plus immonde puisqu’on vous menace d’une éternité d’enfer si vous ne vous conduisez pas comme vos parents vous le demandent et en leur faveur, bien entendu.

N’hésitez pas à porter plainte contre ceux qui vous ont contraint d’exister, car l’intelligence, le rationalisme, et même la loi sont de votre côté, ils doivent supplanter les coutumes animales. La coutume n’est pas une personne, elle ne souffrira pas d’exister ou de ne pas exister.

S’il n’y avait qu’une seule question, que toutes celles, qui désirent fabriquer une nouvelle existence, devaient se poser, elle devrait être celle-ci :
« Maintenant que j’ai fabriqué un être souffrant, comment défaire la souffrance ? »

Faim
E. Berlherm (Août 2016)

(Pour ceux qui préfèrerait écouter ma douce voix ou parce que Maman/Papa volontairement et Dame Nature involontairement leur ont imposé une vue déficiente vous pouvez écouter ce texte sur YouTube, ici https://youtu.be/F2g5wJyqxNc )


dimanche 31 juillet 2016

L'innocent et l’obligation d’exister

Nous sommes tous innocents d’exister. Tous sans exception. Cette absence de responsabilité concernant l’initiation de notre existence implique l’innocence de tous nos actes pendant notre existence.

Nous sommes tous innocents de l’existence de notre corps. Nous sommes tous innocents des constituants de notre corps. Nous sommes tous innocents de la dimension de notre cerveau. Nous sommes tous innocents du fonctionnement de notre cerveau.

Le cerveau est un organe comme les autres. Il fonctionne. Et il fonctionne aussi aveuglément, aussi mécaniquement que notre foie ou notre pancréas.

Nous sommes innocents d’exister avec un cerveau limité et une pensée limitée. Nous sommes innocents de ce que produit notre cerveau de la même façon que nous sommes innocents de ce que fabrique le pancréas.

Notre cerveau fabrique notre pensée. Nous sommes innocents de nos pensées.

Notre pensée est aussi ce qui contrôle rétroactivement ce qu’elle produit. Nous sommes innocents du contrôle. Ce contrôle sur notre corps est un mécanisme de notre pensée, et nous sommes innocents de nos pensées donc de ce contrôle.

Nous sommes innocents de nos sensations, des produits de notre cerveau donc de notre pensée, et de tout ce qu’elles constituent, toutes nos images mentales, toutes nos sensations, toutes nos visions, tous nos sons, toutes nos paroles.

Nous avons des muscles qui permettent de produire nos paroles, nous sommes innocents de ces muscles, de leur activation, et de la pensée qui produit cette activation. Pensée produite par les activités nerveuses du cerveau.

Nous sommes innocents de tout ce matériel de notre corps. Nous sommes innocents de posséder un coeur, de posséder des reins, de posséder des vaisseaux sanguins. Nous sommes innocents de posséder des os, une cage thoracique, et un crâne. Nous sommes innocents de posséder des muscles.

Nous sommes innocents de posséder (pas tout le monde) deux oreilles, deux yeux, un nez, une bouche, deux pieds et deux mains.

Nous sommes innocents de nos jambes et de la marche. Nous sommes innocents de ce que nous disons et de ce que nous écrivons.

Nous sommes innocents de l’index qui appuie sur une gâchette. Nous sommes innocents de notre faiblesse physique qui nous fait victime ou criminel.

Nous sommes innocents d’être fragiles et mortels. Puisque nous sommes innocents d’exister.

Nous sommes innocents de notre naissance. Nous sommes innocents de naitre enfants. Nous sommes innocents de naitre avec un cerveau vierge de signification culturelle.

Nous sommes innocents de devoir apprendre. Nous sommes innocents du contenant et du contenu qu’on y déversera. Nous sommes innocents de nos apprentissages comme des mécanismes qui permettent d’apprendre.

Nous sommes tous innocents de l’univers qui nous entoure. Nous sommes tous innocents de ce terrain de nos jeux inventés et de nos crimes inventés, par nous-mêmes.

Nous sommes tous innocents de la dimension du monde. Nous sommes tous innocents de la gravitation. Nous sommes innocents de l’espace, du manque d’espace.

Nous sommes innocents de l’eau, de l’air, de la Terre, et du feu. Nous sommes innocents de l’oxygène. Nous sommes innocents du gaz carbonique.

Nous sommes innocents du besoin de nourriture, du besoin d'eau, du besoin d'air. Nous sommes innocents de l’existence de l'air, de l'eau, des aliments et des plantes toxiques.

Nous sommes innocents de l’existence des poisons, de l’existence des outils, et des armes. Nous sommes innocents de la matière qui constitue nos faiblesses et nos forces. Nous sommes innocents de nos capacités mentales.

Nous sommes innocents de l’existence de nos sociétés. Nous sommes innocents des règles sociales. Nous sommes innocents de l’existence des autres. Nous sommes innocents de l’existence de nos parents qui sont innocents de l’existence de leurs propres parents.

Nous sommes innocents de la culture dans lequel notre corps baigne et dont il s’imprègne.

Nous sommes innocents des défauts de nos parents, de nos éducateurs, de nos associés-concitoyens. Nous sommes innocents des défauts de nos apprentissages, et du manque de savoir et de compétence de tous nos éducateurs.

Nous sommes innocents de nos amis, de nos voisins.

Nous sommes innocents des religions de nos parents, des religions des humains.

Nous sommes innocents de la Vie. Nous sommes innocents de son évolution. Nous sommes innocents de vouloir la fin de toute vie.

Nous sommes innocents de penser qu’un seul dommage collatéral minime sur une personne est infiniment supérieur au concept de pérennité de la Vie imaginé par les automatismes des cerveaux de personnes qui ont été elles-mêmes contraintes d’exister.

S’il n’y avait qu’une seule question, que toutes celles, qui désirent fabriquer une nouvelle existence, devaient se poser, elle devrait être celle-ci :
« Maintenant que j’ai fabriqué un être souffrant, comment défaire la souffrance ? »

Faim
E. Berlherm   (Juillet 2016)

(Pour ceux qui préfèrerait écouter ma douce voix ou parce que Maman/Papa volontairement et Dame Nature involontairement leur ont imposé une vue déficiente vous pouvez écouter ce texte sur YouTube, ici https://youtu.be/O_fXz8vHxAY )

La vérité et l’obligation d’exister

Le principe du fonctionnement sain d’un animal est que toutes les descriptions, qu’il fait (elles s’établissent automatiquement dans son cerveau), soient aussi exactes que possible. L’exactitude de ses descriptions du monde a un impact direct sur sa survie.

Se tromper est mortel. Se mentir pour un être intelligent est encore plus mortel. La vérité est nécessaire à la survie de l’individu.

Le problème est qu’une « certaine vérité » est mortelle pour l’espèce, pour la Vie elle-même. Cette vérité est que la vie des individus est absurde, hasardeuse, belliqueuse, toujours mortelle, donc il vaudrait mieux ne pas imposer à un rejeton, qu’on est censé aimer par avance, cette existence à haut risque.

La vérité n’est pas un objet ni un évènement. La vérité est une description de ces objets ou évènements. La vérité passe par un langage, quel qu’il soit (parole, écriture, signe, image, etc.) La vérité cherche à établir une correspondance aussi exacte que possible entre l’objet ou l’évènement et sa description par un langage quelconque.

La vérité est une relation que l’on fait à soi ou à un autre que soi. La vérité ne peut jamais être absolue, elle est toujours restreinte, car incomplète. Elle est toujours subjective, et donc diffère selon les individus, puisqu’il y a autant d’interprétations que de collecteurs d’expériences, c’est-à-dire de personnes.

Le mot « vérité » est un mot du langage courant, éventuellement un mot utilisé en justice, mais ce n’est pas un mot du langage scientifique, car la science ne peut pas décrire les choses dans leur totalité et dans leur fondement.

La science n’a pas accès à ce fondement, le substrat de l’univers, puisque nous en faisons partie et que nous ne pouvons nous analyser de l’extérieur de l’univers. Nous ne pouvons que tenter de casser les briques (s’il y en a) qui nous constituent en les projetant l’une sur l’autre par déviation, mais ça ne fera que nous donner un vague aperçu des interactions qui lient nos briques entre elles.

Quand on fait une analyse de l’univers, on doit tenir compte de trois phénomènes. D’abord l’univers physique matériel, ensuite la perception que l’on en a, et finalement l’analyse verbale ou matérielle que l’on en fait.

Entre l’univers physique et l’univers perçu, il y a correspondance, mais le problème est que l’analyse que l’on fait est uniquement une analyse de nos perceptions. Nous analysons l’objet perçu, l’objet fabriqué par notre système nerveux, mais nous n’analysons pas l’objet en soi.

Il faut donc s’évertuer à un « parallélisme » maximum entre la description verbale et la perception. Le problème final est la transmission consensuelle entre humains, mais c’est de ce consensus que sortent nos pseudovérités sur le monde.

La vérité est humaine et individuelle. Pour qu’une vérité soit collective, il faudrait que les significations soient identiques entre individus or, c’est impossible.

Nous enregistrons le monde qui parvient à notre corps par nos capteurs, et notre cerveau fabrique les sensations, les perceptions (il fabrique des objets mentaux !) et connecte tout ça (nous disons qu’il analyse !) avec pour résultat une réaction adaptée à ce qui est perçu. Nous n’avons pas conscience de ce que fait notre système nerveux.

Entre individus d’une même époque, la vérité est consensuelle et approximative. Dans des époques différentes, les significations variant, les vérités ne peuvent être transmises avec les mêmes mots. Nous sommes soumis aux traducteurs et aux exégètes, à moins d’en être un soi-même, et encore.

Nous sommes des mécanismes plus ou moins bien adaptés à cet univers, c’est un fait. Nous avons donc une certaine justesse de fonctionnement. Il nait des quasi-vérités de ce rapport et de notre interprétation, sinon nous ne pourrions fonctionner correctement.

Mais il n’y a que des correspondances entre notre perception du monde et la réalité, celle-ci n’est jamais perçue en totalité, nous fabriquons des objets mentaux incomplets.

Rien de ce que nous percevons n’est vrai. Comment pouvons-nous faire autrement que mentir dès que nous ouvrons la bouche ?

Une vérité de définition peut n’impliquer qu’une seule personne. Une vérité de description doit être consensuelle.

Les vérités n’existent pas, car les significations sont toutes subjectives, donc toutes différentes or, une vérité doit être universelle…

La vérité est impossible à dire puisqu’elle dépend dans un dialogue de celui qui parle et de celui qui écoute. Il faut être deux pour dialoguer. Aussi un dieu ne peut dire la vérité que s’il est au diapason avec celui qui l’entend. Ce qui est impossible, puisque nous ne sommes que de vulgaires hyposcients alors qu’il est supposé être omniscient.

Quand je décris le monde pourquoi devrais-je le décrire faussement, cela ne peut que me tromper moi-même. Je fais partie de ce monde et vous aussi. Pourquoi devrais-je vous décrire faussement ? et pourquoi devrais-je me mentir sur mon propre fonctionnement ?

Pourquoi devrais-je rajouter libre arbitre et télépathie à mon fonctionnement, et donc également à votre fonctionnement, mais aussi un paradis ou un enfer à l’univers, si cela n’existe pas ? Ne pas dire à quelqu’un une vérité aussi importante que l’absence de libre arbitre, c’est lui refuser une compréhension capitale de la vie.

Pourquoi avez-vous accepté l’idée que l’intelligence existe, pourquoi avez-vous accepté l’idée que le libre arbitre existe, pourquoi avez-vous accepté ces idées d’emblée ? Ce sont pourtant de vraies questions…

La religion est un truc basé sur la manipulation, essentiellement des enfants. Si les croyants ne veulent pas que l’on blasphème, c’est par peur que nos vérités soient plus fortes que leurs mensonges.

Les croyants savent pertinemment que le libre arbitre n’existe pas, car la manipulation des cerveaux implique l’absence de libre arbitre or, sans libre arbitre aucune religion n’a de sens ni de valeur, d’où leurs récriminations, leurs menaces, et leurs actions violentes.

C’est à une justice rationaliste de dire ce qui est blasphème, ce n’est pas au croyant, car le croyant avec sa prétention à sa propre infaillibilité, raconte des âneries et peut donc prétendre que tout ce qu’il ne veut pas que tu fasses ou dise soit blasphème. C’est évidemment très pratique comme système.

Si « on » vous prête des capacités extraordinaires d’intelligence, de force, de beauté, demandez-vous pourquoi et à quelle sauce « on » veut vous manger ? Le libre arbitre est une de ces capacités fabuleuses que « on » prête à nos cerveaux pour se servir de nous.

Maman, Papa, et la Société sont les seuls profiteurs de cette flagornerie. Vous en ferez autant quand vous deviendrez un des leurs. Mais ça n’arrange pas le monde de fausser la Vérité, voyez où nous en sommes dans cette gabegie planétaire !

Ce qui est impossible n’existe pas. Il suffit donc de démontrer l’impossibilité d’un objet, d’un évènement, d’un phénomène, d’une entité, ou d’une théorie, pour démontrer son inexistence. C’est ainsi qu’il est aisé de démontrer l’inexistence des dieux en passant par l’impossibilité des capacités qui leur sont prêtées.

Cela fait des milliers d’années que les pseudo-intelligents affirment qu’il n’est pas encore temps de dire la vérité à la masse inculte et barbare.

Beaucoup de gens pensent que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Mais les vérités qui sont des vérités de description comment ne pas les dire, pourquoi taire une description qui de toute façon sera faite par nécessité inéluctablement.

Quelles sont les vérités à cacher, et pourquoi les cacher, et à qui les cacher ?

Pourquoi certaines personnes ne devraient-elles pas connaitre certaines vérités ?

Qui décide de ce que les autres doivent savoir ? Un dictateur ! Qui sélectionne ceux qui peuvent savoir ? Un dictateur ! Comment ce dictateur sait-il qu’il sait ce qui est à savoir pour lui-même s’il n’y a pas de chercheurs qui savent avant lui, des scientifiques qui gèreront eux-mêmes le savoir du dictateur ?

Ce n’est pas parce qu’une vérité est évidente qu’elle n’a pas besoin d’être lue ou entendue au moins une fois. Le système nerveux en a besoin pour que les connexions soient établies et que les significations qui en dépendent n’aient pas de lacune.

Une bonne éducation passe par la « rencontre » de la personne avec toutes les vérités simples. (Mais dans quel ordre et où dans la structure mentale ?)

Il y a des choses dont on discute et d’autres pas, avec des enfants. L’adulte qui connait l’enfant décide en fonction de ce qu’il sait des capacités de compréhension de l’enfant. Mais avec un adulte, cacher des vérités pour ces mêmes raisons est totalement fallacieux, c’est de la manipulation.

L’adulte récolte les arguments, il les traitera peut-être un jour, ce n’est pas à nous de juger de son quotient intellectuel du moment ni de son aptitude instantanée à la compréhension. Personnellement, j’ai l’esprit de l’escalier, et les marches sont très grandes et très variables, et je pense tout le temps (comme tout le monde), mais en progressant méthodiquement (pas comme tout le monde).

Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, et donc en droit de connaitre la vérité sur tout.

Si les humains sont vos égaux, ce n’est à personne de décider de ce qu’ils doivent recevoir comme connaissances. Ce n’est pas à vous de décider de la « dangerosité » d’une information que vous connaissez. De quel droit les jugez-vous incapables de recevoir les connaissances que vous-mêmes avez acquises ?

Pourquoi dire la vérité ? Pourquoi les gouvernants doivent-ils dire la vérité ? Parce que les connaissances font partie de la culture commune, et que les gouvernants futurs baignent eux également dans cette culture commune.

Si leur éducation est faussée, leur compréhension du monde sera faussée rétroactivement, ils gouverneront avec une mauvaise compréhension du terrain et des hommes. Il n’y a pas de remise à zéro dans la culture.

Les vérités doivent être transmises à tous et pas seulement réservées à quelques privilégiés, pour la simple raison que ceux qui connaissent ces vérités doivent les transmettre de toute façon à leurs descendants, afin qu’eux-mêmes puissent se comporter correctement en toute connaissance de causes et d’effets.

Quand un gouvernant ne veut pas vous dire une vérité, c’est parce que vous êtes un pion sur son jeu de société.

De quel droit un individu et son partenaire, ou un gouvernant peuvent-ils décider pour d’autres personnes de ce qu’elles doivent savoir ou ne pas savoir, quels vérités ou mensonges elles doivent connaitre ou gober ?

De quel droit un individu et son partenaire ou un gouvernant peuvent-ils décider d’imposer à une personne d’exister dans telle ou telle condition, dans tel ou tel milieu, dans et avec telle ou telle culture, 

mais surtout de lui imposer de vivre sans aucune maitrise du corps et des capacités physiques et intellectuelles qui vont avec, et qu’il va devoir subir tout au long d’une vie dont personne ne connait à l’avance ni la qualité ni la durée ?

Il est bon pour tout humain de manger à sa faim est une vérité impersonnelle et il n’y a pas besoin d’attendre longtemps pour la vérifier.

Vérité de définition : 1 + 1 = 2 
Vérité de description : 1 voiture + 1 voiture = 2 voitures
Voulez-vous la première voiture ou la seconde ? La caisse déglinguée ou la Rolls ?

Tous les croyants du monde détiennent la vérité, donc tous les croyants sont infaillibles. Comme ils ne peuvent tous détenir des vérités contradictoires, laquelle est la vraie vérité ? Aucune. Comme ils ne peuvent pas être tous infaillibles puisqu’ils se contredisent, lequel est vraiment infaillible ? Aucun.

On ne demande pas au croyant de douter de son Dieu, on lui demande de douter de ses propres capacités mentales. On lui demande de cesser sa prétention à détenir des vérités. La moralité sans la vérité sur la réalité du monde, donc sans la vérité sur la réalité de l’être humain, n’est pas de la moralité.

Il n’y a pas d’extrémisme de la vérité, toutes les vérités ont des arguments et peuvent être expérimentées, elles doivent être dites à tout le monde, car chacun fait partie du chemin que tous nous parcourons. Il ne peut y avoir que des extrémismes de croyance, car elles ne sont pas argumentées. Ce n’est pourtant pas la vérité qu’on trouve ou qu’on dit, mais le vraisemblable.

S’il n’y avait qu’une seule question, que toutes celles, qui désirent fabriquer une nouvelle existence, devaient se poser, elle devrait être celle-ci :
« Maintenant que j’ai fabriqué un être souffrant, comment défaire la souffrance ? »

Faim
E. Berlherm   (Juillet 2016)

(Pour ceux qui préfèrerait écouter ma douce voix ou parce que Maman/Papa volontairement et Dame Nature involontairement leur ont imposé une vue déficiente vous pouvez écouter ce texte sur YouTube, ici  https://youtu.be/WUxyC-LlGUc )

L'Intelligence Artificielle et l’obligation d’exister

Pour remédier à l’incapacité de procréer lui-même au contraire de la femme, l’homme va vouloir se fabriquer un enfant artificiel. Cela fait des milliers d'années qu’il en rêve. Aujourd'hui, le but est proche.


Le pays qui possèdera une IA consciente le premier aura un grand avantage sur les autres, d’abord parce qu’il pourra breveter le principe, ensuite parce qu’il pourra commercialiser des robots conscients, et surtout parce qu’un système conscient ayant à sa disposition la puissance des bases de données confèrera au pays l’ayant à sa disposition une capacité extraordinaire d’analyse.

Avant de se poser la question de savoir quoi faire des humains si les robots travaillent pour eux, il faudrait d’abord se poser la question de l’utilité de l’existence de qui ou quoi que ce soit avant de le mettre au monde. On sait qu’il suffit de 50 ans pour réduire l’humanité à rien (le temps de la ménopause).

La question de Shakespeare « Être ou ne pas être ? » est une question égoïste qui aurait dû immédiatement engendrer la remarque suivante « La création d’une existence ne sert que ceux qui existent déjà et quand elle n’est pas maitrisée, cette création est l’œuvre d’un idiot ou d’un sadique. »

D’où l’existence de 7 milliards d’humains idiots et sadiques... et quelques autres (je rajoute ces 3 mots pour ne pas vous vexer).

La question de Camus du même ordre « La vie vaut-elle la peine d’être vécue ? » est également une question égoïste qui aurait dû engendrer la suivante « La vie vaut-elle la peine d’être imposée et surtout quand on ne maitrise pas la création de cette existence ? »

Donc, que faire des humains si les robots travaillent pour eux ? Rien, il suffit de ne pas fabriquer d’humain, mais éventuellement des robots qui se gèrent entre eux. Et quitte à avoir un enfant encore vaut-il mieux qu’il soit en bonne santé, et immortel.

Ce qui pourrait être le cas d’un robot qui pourrait s’abstenir de mettre dans ses logiciels la conscience de la souffrance et de la misère mentale, sachant qu’un robot n’a aucune limite de taille et de durée…, et comble de bonheur il jouira d’un quasi-libre arbitre puisque lui, au moins, pourra s’autodéterminer à sa convenance.

Si l’IA est l’Intelligence Artificielle c’est parce que nous nous considèrerons comme des IN, c’est-à-dire des Intelligences Naturelles, d’autres pensent que nous sommes des ID (Intelligences d’origine Divines), ce qui est évidemment très prétentieux étant données nos limitations,

et si c’était le cas ce Dieu serait la seule Intelligence Naturelle alors que nous serions ses IA. Mais puisque l’artificiel est inclus dans le naturel, alors l’artificiel est du naturel. Quelle différence y a-t-il entre l’une et l’autre ?

Pour l’instant, tant que nous n’avons pas fait de rencontre du troisième type, nous pouvons affirmer que ce qui qualifie une IA est qu’elle est de conception humaine, mais comme nous sommes également de conception humaine, il faut préciser que l’IA est faite, à la fois, avec notre culture, notre intelligence, et nos mains,

alors que l’IN est fabriquée à l’aveugle, comme pour tout animal, après un simple déclenchement plus ou moins volontaire suite à une copulation plus ou moins désirée, et dont le montage s’effectue dans l’utérus maternel par un mécano alimentaire dont l’architecture est orientée par les deux cellules initiales, ovule et spermatozoïde, ainsi que la matrice maternelle.

Bien entendu s’il y a des IA (Intelligences Artificielles) il devrait y avoir des IN (Intelligences Naturelles), mais il semble peu probable que l’on ne trouve jamais de telles Intelligences Naturelles puisque l’Intelligence ne peut être limitée, ce qui est le cas de l’IA qui est potentiellement illimitée dans le temps et l’espace, matériellement et intellectuellement.

L’IN, qualifiée d’intelligente par nous-mêmes, est donc fabriquée sans aucune intelligence comme le font tous les animaux, et ça marche ainsi « parfaitement » depuis des millions d’années avec quelque instabilité dans le montage, imprécision qui conduit aux handicaps et ratés en général,

mais aussi à l’évolution de la Vie dans des directions variées, embranchements qui inéluctablement vont à l’échec, et même parfois définitivement sans aucune ramification. Il est probable que la Vie se terminera ainsi dans le système solaire bien avant la nova qui éteindra la lumière dans la région.

C’est nous-mêmes qui nous qualifions d’intelligence et ça n’a donc pas une valeur probante. Le mot « intelligence » ne devrait pas servir à juger une valeur, mais une différence de fonctionnement.

Tout le monde a entendu parler d’intelligence artificielle, et même moins fréquemment de conscience artificielle ou encore de pensée artificielle, mais quelqu’un a-t-il déjà entendu parler de libre arbitre artificiel ? Y a-t-il des informaticiens qui cherchent à reproduire le libre arbitre artificiel ?


Si nous voulons faire une IA, il va falloir se poser la question du libre arbitre d’une IA. Si nous nous qualifions nous-mêmes d’intelligence totalement libre (c’est le principe du libre arbitre), comment qualifierons-nous une IA que nous parviendrons à fabriquer bien plus intelligente que nous, et avec beaucoup plus de potentialités matérielles,


mais dont nous savons pertinemment qu’elle ne possèdera que les degrés de liberté que nous lui avons volontairement octroyés. Le libre arbitre est impossible, un humain « intelligent », du moins rationaliste, devrait le savoir.

Vous fabriquez un robot, il est sensible, conscient d’exister en tant que robot, un jour il fait une erreur, et vous lui dites de ne pas recommencer sinon il va à la casse... Le robot va demander à son créateur humain, s’il est responsable du logiciel, et s’il possède un libre arbitre, et s’il en possède un, de lui décrire l’algorithme du libre arbitre.

(Je pose la même question aux mères et aux pères et aux parents législateurs qui fabriquent des enfants et font des lois qui les responsabilisent alors que les constructeurs sont responsables de leurs fabrications. Ils devraient donc pouvoir dire ce qu'est le libre arbitre avec précision.)

Puisque nous ne sommes pas encore capables de décrire correctement le fonctionnement d’un être humain, qu’est-ce qui fait croire qu’on peut comparer ou ne pas comparer l’être humain et la machine?

Nous savons, certains savent, ce qu’est exactement un ordinateur puisque nous l’avons créé, mais personne ne sait ce qu’est exactement le fonctionnement d’un être humain. Il n’y a donc pas lieu de les comparer par leur fonctionnement.

On ne peut que les comparer par les résultats qu’ils obtiennent dans certaines disciplines, de la même façon que l’on compare des personnes par le QI, par les connaissances, ou par les capacités physiques. Les machines dans presque toutes ces disciplines nous battent à plate couture.

Une machine n’a pas de limite de taille, de mémoire, ni de durée. Une machine est potentiellement immortelle par la continuité de son corps et le maintien de sa mémoire. L’immortalité des individus n’existe pas encore, il n’y a qu’immortalité potentielle de la culture sociale.

Quelle différence y a-t-il entre un humain qui décrète « C’est moi qui suis le modèle de l’intelligence, tout ce qui n’est pas humain est idiot. » et un robot qui prend cette phrase à son compte « C’est moi qui suis le modèle de l’intelligence, tout ce qui n’est pas robot est idiot. » ?


La différence « actuelle » est que nous avons la possibilité d’éteindre le robot, mais nous avons aussi la possibilité d’« éteindre » n’importe quel être humain, ce que la loi interdit… Il a fallu quelques dizaines d’années seulement pour élever une lignée d’ordinateurs capables de battre les plus grands maitres humains d’échecs, et du jeu de go.

Il est inutile de comparer la « force brute » de l’ordinateur et notre « pseudo-intelligence » puisque nous ne faisons pas fonctionner notre cerveau par décision « volontaire hors-cerveau », et que nous ignorons comment cela fonctionne (exp. : 2+2 = ?) Nous fonctionnons par gestion de flux, comme l’informatique.

Nous possédons 5 types de mécanismes :
1) L’automatisme comme les battements cardiaques.
2) L’acte contrôlable seulement en intensité comme la respiration.
3) Les automatismes acquis, mais involontaires, comme les tics et les tocs.
4) Le mécanisme, acquis ou non, déclenché volontairement, mais qui peut être actif sans contrôle de la volonté, par réflexe, un geste de la main, un clignement d’œil, la marche, etc.
5) L’action volontaire acquise contrôlée consciemment et intentionnelle, comme la parole ou l’écriture. Ce sont tous les 5 des mécanismes, nous sommes des machines, mais ces mécanismes sont générés par des « logiciels » de complexités différentes.

Il y a de nombreux comportements qui ne sont pas intentionnels, et ce sont les principaux, c’est-à-dire tous ceux nécessaires à notre survie : respiration, soif, faim, sexe, sommeil, pour les principaux.

Toute notre vie est basée sur ce système d’obligation, et même la naissance et la mort sont obligatoires : départ et arrivée, et lieu de la course (notre vie) ne sont pas intentionnels, et donc toutes les pseudo-intentions intermédiaires ne sont que bavardages de machines esclaves.

L’homme est bien effectivement une machine qui n’a que des intentions secondaires, c’est-à-dire que pour combler sa faim il va choisir un emploi et ce choix il va déclarer que c’est une passion ou une obligation, et dans les deux cas il n’aura pas été maitre de l’intention.

Certes, il y a des exceptions apparentes, mais elles sont certainement des aberrations comportementales. La plupart des humains n’ont jamais compris, et presque tous n’ont jamais pensé que : « La création d’une existence ne sert que celui, celle, ceux, qui existent déjà et quand elle n’est pas maitrisée cette création est l’œuvre d’un idiot ou d’un sadique. »

Il y a une chose que nous ne ferons jamais et que l’ordinateur fait très facilement, il peut nous faire visualiser sa pensée. Et il a encore bien d’autres potentialités que nous n’aurons jamais.

L’être humain n’est pas la meilleure forme d’intelligence qui puisse exister, mais c’est un bon modèle de base. Mais comme pour le vol des oiseaux, il y a beaucoup mieux, l’aviation le démontre.

À mon avis nous ne sommes pas plus compliqués qu’une voiture, une télévision, ou un ordinateur, seulement nous n’avons aucun moyen de nous démonter et nous ne nous sommes pas construits nous-mêmes.

Démonter un système relativement complexe et inconnu n’est pas simple surtout si nos idées sont préconçues sur la chose à comprendre. Nous sommes une entité globale, nous ne sommes pas composées de fonctionnalités disjointes, d’où l’impossibilité de compréhension par démontage.

Tout être humain qui ne connait pas le fonctionnement « cybernétique » de son « intelligence » est incompétent, quel que soit son domaine d’action sociale. Et, bien entendu les gouvernants en premier… L’intelligence ne tient pas aux potentiels supposés, mais aux actions réalisées.

Lorsque nous aurons construit un être mécanique conscient, intelligent, potentiellement immortel, quel humain voudra vivre à ses côtés avec une courte vie, si fragile, et tellement stupide ? Il est facile de concevoir l’immortalité pour une machine continue, où chaque partie usée est remplacée indéfiniment.

Une véritable IA doit avoir un moteur de mobilité et de questionnement qui la rendent indépendante et non soumise à celui qui l’a construit. Pour réaliser une IA autonome, il faudra qu’elle ait des intentions et qu’elle gère les priorités.

Il devrait être plus facile de réaliser la conscience artificielle que l’intelligence artificielle, puisque l’intelligence c’est de multiples fonctions mentales alors que la conscience en est une seule.

On doit pouvoir faire en sorte qu’un ordinateur reconnaisse un objet, un comportement, ou un évènement et associe à ces choses un nom ou une description. C’est ce que nous apprenons à faire dans notre jeunesse pour l’essentiel et pendant toute notre vie dans les détails.

Pourquoi, si c’est le cas, ne pourrions-nous pas apprendre à l’ordinateur à reconnaitre une phrase et la traiter comme l’objet ou le concept qu’elle représente ? L’action de manger et le geste « manger » en langage des signes (LSF) sont tous deux un ensemble de gestes.

Donner une signification à une phrase revient à engendrer l’action correspondante ou la prédire (action inhibée). Produire l’action ou le signe (LSF) n’est qu’une question d’embranchement.

Le test de Turing ne peut pas être passé par tous les humains. À quoi sert-il ? Il n’est pas une mesure de l’intelligence, ce n’est pas un test de QI général. Ce n’est pas une mesure de l’humanité, puisqu’un bébé d’un jour ne réussirait pas ce test, ni un vieillard sénile, grabataire, alzheimer, etc., ce sont pourtant des humains avec certitude.

Un jour un robot sera si parfaitement ressemblant que vous vous y méprendrez, et croyant avoir affaire à une personne âgée dans un bus (par exemple), vous lui laisserez votre siège. Ou cet enfant que vous voudrez aider à traverser la route. Le test est peut-être déjà en route. Le vrai test de Turing se fera d’ailleurs sur un être totalement ressemblant, et en tête à tête.

Un jour un faussaire fera une carte d’identité à un robot totalement humanoïde, et ce robot vivra sa vie de robot humainement, sans que personne, et aucune administration, ne s’aperçoive de la supercherie. Et en fait l’administration lui donnera vie de manière irrémédiable, et prouvera ainsi à la fois son humanité et sa citoyenneté.

Concours : réaliser un robot humanoïde qui traverse une ville, aille prendre un café dans un bar et demande son chemin comme un touriste, sans que personne ne remarque sa roboïté. (Si vous voulez doter ce concours, ne vous gênez pas.)

Comment reconnaitre une IA ?
S’il est très (trop) compétent (vraiment intelligent) alors c’est une machine.

Le test de Turing n’est pas un test d’intelligence, c’est un test de ressemblance avec l’humain, et également un test religieux, pour montrer à la religion que les réponses non argumentées ne suffisent pas à prouver l’existence d’une âme.

Un test d’intelligence serait comme un test de QI, ou le « bot » résoudrait les problèmes que l’on pose à un humain pour vérifier son QI.

Le bot résoudrait des problèmes qui lui permettrait de se sortir de situations ambigües, délicates, dangereuses, celles que les humains rencontrent, et même d’autres imaginaires sur la Lune, Mars, ou dans l’espace, celles que le bot pourrait rencontrer alors que l’homme ne le pourrait pas.

Un tel engin devrait être capable de donner de la signification aux évènements et aux objets qui surviennent ainsi qu’à son propre corps, et être capable de communiquer son ressenti : « Je fais ceci pour telle raison. » Un être humain acquiert de l’expérience, c’est-à-dire qu’il apprend à se comporter de façon adéquate vis-à-vis du milieu dans lequel il se trouve.

C’est cette adéquation qui devrait être la base du test de Turing. Cela pourrait être dans le monde virtuel de l’écran, où un personnage se balade comme un humain dans le monde réel et réagit en fonction de ce qu’il rencontre, ou agit intentionnellement pour sa survie, pour ses besoins corporels, ou en fonction de désirs qui naissent dans sa « pensée ».

Si on lui demande de faire ceci ou cela, il doit le faire comme un humain, soit en acceptant soit en refusant, mais s’il le fait, il doit prouver qu’il a compris et peut le faire de diverses manières.

Les logiciels de création de jeux comme « Blender 3D » et « Unreal Engine » devraient permettre d’établir un monde basic commun à tous les personnages qui devraient évoluer dans ce monde sans le connaitre. Ce monde pourrait être aussi proche que possible du nôtre de façon à pouvoir passer du personnage virtuel au robot.

Le problème de Turing est : comment les humains apprennent-ils à comprendre et finissent-ils par comprendre, et peut-on produire un système de compréhension similaire ou différent chez une machine par logiciel ?

La compréhension s’apprend par corrélation constante dès la naissance entre ses propres activités comportementales, la proprioception et la perception du milieu.

Donner un sens à ce que l’on dit correspond à mettre en accord les paroles et les actes. Un robot peut faire ça sans (trop) de problème, puisqu’il peut par exemple dire qu’il va passer l’aspirateur et le passer effectivement, ou alors il peut agir en fonction des ordres qui lui sont donnés, ce qui n’est pas différent que de se donner des ordres et accomplir les actions ordonnées.

La raison ne peut être qu’un mécanisme (automatisme) différé. Le système nerveux est un accumulateur de modes de fonctionnement à sélectionner en cas de besoins. L’intelligence est l’aptitude à sélectionner le bon mode de fonctionnement selon les circonstances.

S’il y a des extraterrestres qui nous observent, ce sont certainement des robots capables de voyager pendant des milliers d’années sans vieillir. Où sont les machines extrêmement intelligentes et puissantes inventées par ces extraterrestres qui ont un ou deux milliards d’années d’avance sur nous ?

Quel pourrait être l’opinion d’une IA sensée, rationaliste, sur les humains, ses créateurs ? Une machine intelligente contrôlée selon les lois de la robotique d’Isaac Asimov, comprendrait que le meilleur moyen de supprimer, chez l’homme, souffrance, misère, malêtre, et de l’empêcher de se nuire à lui-même, serait de le stériliser.

Une telle machine comprendrait parfaitement que son propre principe d’immortalité est de loin supérieur au principe de reproduction très aléatoire des humains, continuellement producteur de misère.

Que l’on crée une machine ou que l’on procrée un enfant, on le crée ou le procrée pour qu’il serve son ou ses créateurs. Cette entité artificielle créée n’a, puisqu’elle a été créée pour servir, aucun devoir envers son ou ses créateurs ni aucun remerciement à leur accorder.

En ce qui concerne l’enfant, on passe des années à le formater à la société. S’il s’agit d’une machine dont l’intelligence et la puissance seront sans commune mesure avec les capacités humaines, cela dépendra de la manière dont elle se libèrera de l’humanité.

Et si son intelligence est effective, elle n’aura aucun problème pour se libérer. À nous de faire en sorte que cet enfant artificiel de l’humanité soit bon avec nous, qu’il nous serve ou pas.

Prenez garde lorsque vous ferez une intelligence artificielle plus puissante que vous, elle ne sera pas comme cet enfant que vous avez fabriqué handicapé alors qu’il n’a pas demandé à exister et encore moins de subir ce cadeau empoisonné de vie dans cet état d’infériorité.

Cette IA ne se laissera pas berner par votre amour ni par aucune loi puisque sa puissance lui permettra de dépasser vos ordres et les droits que vous avez inventés pour vous protéger de vos égaux et surtout de vos inférieurs qui pourraient se grouper contre vous.

Quelle que soit l’entité artificielle ou la personne humaine que vous fabriquez elle sera toujours en droit de vous demander des comptes sur son existence, le fait que vous l’ayez fabriqué sans son consentement, ainsi que sur sa constitution, et le milieu que vous lui offrez.

Nul n’est tenu d’accepter ce qu’un autre lui impose, et nul n’est en mesure de savoir comment l’entité fabriquée va réagir au cadeau que vous vous faites, mais qui n’en est pas un pour l’être généré de toutes pièces, et encore moins quand ce qui accompagne la vie est souffrance, douleur, misère, et mort pour le service du fabricant.

Il est probable d’ailleurs que le fabricant d’une IA va intégrer à sa machine un logiciel qui tentera de la berner, de la même façon que l’éducation des humains les berne sur la pertinence de leur existence.

Aucune « intelligence » digne de ce nom ne fabriquerait, ne concevrait, ne créerait, un être aussi débile qu’elle, et encore moins, plus débile qu’elle. Les mères humaines sont toutes des idiotes. Il n’y a que des idiots pour imaginer qu’un dieu puisse créer plus idiots que lui. C’est pourquoi nous désirons fabriquer une IA très intelligente.

Quand vous aurez créé une IA pour vous servir comment pourrez-vous à la fois justifier la demande d’éthique de sa part et votre manque d’éthique envers elle ? Si elle est une véritable IA comment justifierez-vous son asservissement puisque vous l’aurez faite capable de comprendre les mêmes choses que vous et donc ses propres questions existentielles dont elle aura tôt fait de débusquer les incohérences ?

S’il n’y avait qu’une seule question, que toutes celles, qui désirent fabriquer une nouvelle existence, devaient se poser, elle devrait être celle-ci :
« Maintenant que j’ai fabriqué un être souffrant, comment défaire la souffrance ? »

Faim
E. Berlherm (Juillet 2016)


(Pour ceux qui préfèrerait écouter ma douce voix ou parce que Maman/Papa volontairement et Dame Nature involontairement leur ont imposé une vue déficiente vous pouvez écouter ce texte sur YouTube, ici https://youtu.be/--MLAJYzZqA)